Logique de calcul de la sur-cadence

Mis à jour il y a 28 jours

Le modèle classique

Avant d'expliquer le calcul de la sur-cadence, il faut d'abord rappeler la logique de calcul des temps sur un modèle classique — impliquant de la sous-cadence ou une perte de plus longue durée.

À chaque impulsion collectée, le système qualifie de normale la durée théorique de création d'une pièce : c'est le temps de cycle théorique, colorisé en vert sur le schéma.

Si l'on dépasse la durée attendue de réalisation d'une pièce, l'excédent est compté comme une perte, colorisée en rouge.

Calcul des temps entre deux impulsions dans un modèle classique

Les durées en vert (le temps normal) et en rouge (la perte détectée) sont bien consommées entre les deux impulsions. Afin de ne pas enregistrer de perte, il faut strictement respecter le temps de cycle de production d'une pièce.

Le cas de la sur-cadence

Dans le cas de la détection d'une sur-cadence, la situation est inversée. Le système détecte une perte non pas parce que le temps de cycle théorique est dépassé, mais au contraire parce qu'il n'a jamais été atteint.

Lorsqu'une impulsion est enregistrée par le module avant la fin du temps de cycle théorique configuré pour un produit donné, la tablette enregistre une sur-cadence.

Impulsion enregistrée avant la fin du temps de cycle théorique

Détail de la sur-cadence entre l'impulsion 1 et l'impulsion 2

Sur le schéma ci-dessus, une impulsion 1 est enregistrée, indiquant le début de production d'un produit. Une impulsion 2 apparaît avant la fin du temps de cycle théorique, ce qui déclenche une sur-cadence.

Cette sur-cadence est alors automatiquement renseignée sous le type de perte que vous aurez configuré sur la plateforme, dans PerfTrak > Arbres de pertes > Configuration.

La formule

(Durée entre l'impulsion 1 et l'impulsion 2) − Temps de cycle théorique = Durée de la perte affichée

Cette formule s'applique aussi bien dans le cas classique d'un dépassement du temps de cycle que dans le cas inverse, lorsque la durée de production est inférieure au temps de cycle — le cas des sur-cadences.

Exemple. Pour un produit ayant un temps de cycle de 10 secondes, avec une impulsion 2 enregistrée 8 secondes après l'impulsion 1 :

8 − 10 = −2 secondes

La durée obtenue est donc négative, puisque la durée de production est inférieure au temps de cycle : la machine est plus rapide que la normale fixée par le temps de cycle théorique.